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Sunil Dev

Alors que je tournais mon documentaire sur la « Vie de Bouddha » au Népal en 2203, je cherchais pour le film un son de flûte qui puisse donner au film la puissance et la sérénité nécessaires à un tel sujet.
J’ai donc passé du temps à Katmandou pour écouter des musiciens traditionnels et classiques qui pouvaient correspondre, mais au bout de quelques mois j’étais toujours bredouille. Un jour, me rendant à un rendez vous avec le sitariste Bijaya Vaidya et son ami Louis Bertignac qui devaient jouer ensemble ce soir là, j’entend derrière une porte le son de flûte le plus intense que j’ai jamais entendu, celui que je cherchais. Je demande qui jouait, et je rencontre un jeune homme de vingt cinq ans, Sunil Dev Shrestra qui écoutait la cassette d’une répétition.
Sunil Dev Shrestra est un jeune flûtiste népalais de 30 ans aujourd’hui. Son instrument favori est  la flûte basse de roseau (en Fa). Son répertoire est celui de l’Inde classique. Il joue les ragas de l’Inde du Nord dans les fêtes traditionnelles et les temples millénaires de la région de Bakhtapur.
Son premier maître, son Guru était Prem Autari, flûtiste népalais de renommée internationale dont le Guru était lui même le flûtiste indien Chaurasia.
Sunil est depuis venu en France jouer aux Nuits de Fourvière à Lyon devant 3000 personnes, puis à Paris au festival Paris quartier d’été. Ceux qui étaient là s’en souviennent. Au premier concert, Sunil totalement inconnu avait moins de cent spectateurs, au cinquième concert, il y en avait plus de mille. Les gens le suivaient comme le flûtiste d’Hamelin.
Depuis Sunil est parti à Bombay étudier pendant trois ans auprès du grand maître Prasad Chaurasia. Sunil est devenu un maître lui même.
Sunil appartient à la tribu des Newar. Cette tribu très religieuse mélange animisme, hindouisme et bouddhisme. Sunil se produit dans les temples lors des « Festivals » hindous, les fêtes traditionnelles très vivaces au Népal avec Babu son compagnon tablaïste ,le meilleur du Népal.
L’ intérêt  de ces musiciens Népalais  est  qu’en jouant cette musique dans les lieux où elle a été écoutée depuis des siècles, ils redonnent vigueur à la musique indienne. Leur interprétation tonique, montagnarde, naïve parfois la rend beaucoup plus fraîche, touchante et actuelle de celle de beaucoup des maîtres de Bénarès.
Au travers de son travail, on peut  mieux comprendre comment cette musique classique de l’Inde du Nord se perpétue jusqu’à aujourd’hui.
L’intérêt de la musique de Sunil est de pouvoir pénétrer à travers lui dans une meilleure compréhension du polythéisme hindou et de la musique classique indienne.
C’est une très rares occasions  où on peut voir la musique classique interprétée dans un contexte traditionnel comme il y a des centaines d’années . A l’état brut.
Je suis retourné depuis au Népal pour enregistrer un album entier avec Sunil.
Sa musique est une expérience de méditation, c’est aussi un véritable massage de cerveau !

Martin Meissonier

While I was making my documentary about the “Life of Buddha” in Nepal in 2003, I was looking for the sound of a flute to give the film the necessary power and serenity to deal with a subject like this.So I spent a bit of time in Kathmandu listening to traditional and classic music that might fit the bill, but a few months later I still hadn’t found anything.

Then one day, as I was on my way to meet the sitar player Bijaya Vaidya and his friend Louis Bertignac who were going to play together that evening, I heard the most intense-sounding flute-playing I’d ever heard coming from behind a door – exactly the sound I needed. I asked who was playing and met a young man, twenty-five years of age, called Sunil Dev Shrestra who was listening to the tape over and over again.

Sunil Dev Shrestra is a young Nepalese flautist who is now 30 years old. His favourite flute is the bass reed flute (in F). His repertoire is that of Indian classical music. He plays north Indian ragas for traditional festivities and in the thousand-year-old temples of Bakhtapur.His first master and guru was Prem Autari, an internationally renowned Nepalese flautist whose own guru had been the Indian flautist Chaurasia.

Since then, Sunil has been to France to play at the Nuits de Fourvière festival in Lyon in front of 3,000 people and then in Paris at the Paris Quartier d’été festival.

Those who were lucky enough to be there still remember these concerts. At the first, Sunil, who was totally unknown, had an audience of less than a hundred people; by the fifth concert, there were more than a thousand people there. People followed him around like the Pied Piper of Hamelin.Since then, Sunil has been to Bombay to study for three years with the great master Prasad Chaurasia. Sunil has become a master himself.

Sunil belongs to the Newar tribe. This tribe is very devout and practises a blend of animism, Hinduism and Buddhism. Sunil performs in temples at the incredibly lively Hindu festivals with his accompanist, Babu, the best tabla player in Nepal.

What is interesting about these Nepalese musicians is that when they play this music in these places where it has been listened to for centuries, they give a new impetus to Indian music. Their energetic, rustic, sometimes naive performances give it a freshness, an emotion and an immediacy that the masters from Varanasi often lack.

Sunil’s work helps us to understand how this north Indian classical music has been able to survive until the present day. Sunil’s music is important because it allows us to arrive, through him, at a better understanding of Hindu polytheism and Indian classical music.This is a very rare opportunity to see classical music performed in a traditional context that has not changed for hundreds of years. Raw and original.

I went back to Nepal to record a whole album with Sunil.

His music is a meditative experience and also a real massage for the brain!

Martin Meissonnier

 

 

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