Née en 1983 a Bayeux en Normandie, c’est par la danse classique que Ludivine est d’abord attirée, en la pratiquant des l’age de quatre ans. Elle commence ensuite son apprentissage musical chez un professeur particulier, Jean-Francois Millet : a six ans aux flutes a bec en pratique collective, puis a neuf a la flute traversière. Jean-Francois initie Ludivine a l’improvisation ,au jazz, et lui fait découvrir Roland Kirk, Eric Dolpy et Yussef Lateef. A 14 ans elle a déjà une première expérience de studio en enregistrant 3 disques avec le Big Band amateur « Klaxton » (comprenant exceptionnellement une section de flutes). Elle fait ensuite ses études au CRR de Caen puis a celui de Cergy – Pontoise ou elle suit un double cursus (classique et jazz). Sa double formation lui offre la possibilité d’acquérir une excellente technique instrumentale et une très large culture. En 2003, Ludivine intègre l’Orchestre de Flute Français dirige par Pierre-Yves Artaud, avec lequel elle enregistre, en 2005, le disque “Jindrich Feld” ou figure notamment un enregistrement de Jean-Pierre Rampal. En 2007, elle est lauréate du premier concours national de flute jazz organise a Meaux, et preside par Magic Malik.
La même année, le producteur de hip-hop Wax Tailor (Jean-Christophe Le Saoult) la repère puis l’engage dans son groupe. Suivra une tournée mondiale de cinq ans dans les salles et les festivals les plus prestigieux (Glastonbury,Les Vieille Charrues,l’Olympia..), ainsi qu’un disque d’or en 2009 «In the Mood for Life» et un album live a l’Olympia (CD/DVD) en 2010. Cette même année elle enregistre l’album « H20 » avec le groupe électro-jazz UHT, ainsi que l’album « Crawnyard » avec le groupe de hip-hop anglais A State of Mind (ASM) et part en tournée avec eux dans toute l’Europe.
En 2011, Ludivine Issambourg décide de reprendre ses études dans le but de perfectionner ses connaissances pédagogiques, car Ludivine enseigne depuis ses 18 ans. Elle rentre au CEFEDEM d’Ile de France et devient la première flutiste dans la discipline jazz a obtenir son Diplome d’Etat. Elle commence a pratiquer l’adaptation de la «beat box» sur la flute, technique inventée par Greg Patillo, flutiste américain de renommée internationale avec lequel elle prend un cours inoubliable, a Nice durant le Concours Maxence Larrieu. Elle se re-approprie cette technique, se perfectionne, l’ajoute au travail de recherche de son a l’aide de différentes machines et pédales d’effets. Cette flute percussive joue alors un pattern de beat-box et réintroduit ensuite la ou les mélodies une fois la « flutebox » samplee en live, tout en y ajoutant évidemment d’autres techniques de son, de composition et d’improvisation.
Depuis Outlaws en 2020, la flûte de Ludivine Issambourg n’a pas refroidi. Comment aurait-elle pu, alors qu’avec cet album de reprises d’Hubert Laws, elle avait atteint l’incandescence ? Encore haletante, brûlante malgré le couvercle de son étui laissé grand ouvert, elle attendait l’occasion de poursuivre les aventures que Maître Laws lui-même avait saluées. Une suite ? Above The Laws n’est pas tout à fait cela. Bien que son nom apparaisse toujours, Hubert L. n’est plus le seul guide dans l’exploration des vastes galaxies du jazz-funk. À travers des reprises, mais surtout en tant que catalyseur de ses propres compositions, Ludivine a invoqué l’esprit et la présence intangible de Jeremy Steig, Ronald Sneijder et Bobby Humphrey, les légendes de la flûte.
Guidée par un groove inéluctable, avec un cadran musical réglé sur la fin des années 70 et le début des années 80, Ludivine a cette fois fait appel à une section de cuivres, véritable moteur du funk qui peut également se transformer en souffle soul si le moment l’exige. En soutien aux claviers, un Moog pose ses riches couches ou ses tonalités tortueuses.
A propos de Ludivine Issambourg : Ludivine Issambourg | Instagram, Facebook | Linktree